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Chasse aux aurores boréales à Tromsø

Admirer les majestueuses aurores boréales est un moment magique assez courant à Tromsø, en Norvège, grâce à sa position géographique idéale, juste sous l’ovale auroral.

Cependant, apercevoir les aurores est souvent plus difficile qu’on ne le pense : de nombreuses conditions doivent être réunies pour entrevoir ces danses célestes, et bien souvent seule l’expérience d’un véritable chasseur d’aurores permet de vivre cette magie.

Comment fonctionne la chasse à l’Aurore

Brisons un mythe dès le départ : on ne poursuit pas l’aurore, on la chasse. Ce que nous traquons, ce sont les bonnes conditions, pas l’aurore elle-même.

Comme les prédateurs dans la nature.

Les chasseurs d’aurores se positionnent là où ils ont le plus de chances de croiser leur proie, et attendent patiemment que l’aurore vienne à eux.

Avez-vous déjà vu un lion courir au hasard dans la savane en espérant tomber sur une proie ? Bien sûr que non. Lui aussi attend le bon moment pour frapper.

Mais alors, quelles sont ces conditions idéales ?

Explorons-les.

Les bonnes conditions

Trois facteurs clés doivent être réunis pour observer les aurores boréales dans les meilleures conditions :

  • Un ciel dégagé
  • Une pollution lumineuse minimale
  • Un lieu sûr et adapté

Le ciel dégagé

Les aurores boréales apparaissent très haut dans le ciel, au-dessus des nuages, ce qui signifie qu’elles sont invisibles lorsque le ciel est couvert, même si elles sont bien présentes.

Tromsø connaît souvent de longues périodes de nuages pendant l’hiver, mais les environs offrent une grande diversité de microclimats. Ça permet, presque chaque soir, de trouver un ciel dégagé. Les Alpes de Lyngen, par exemple, protègent de l’humidité venant de la mer, tandis que lorsque les nuages viennent de l’intérieur des terres, la côte est souvent dégagée.

Cela dit, même quelques nuages au mauvais moment peuvent gâcher le spectacle. C’est souvent notre plus grand défi : parfois, il faut voyager loin pour trouver un ciel étoilé.

Après des années d’expérience, je peux vous assurer que même lors des nuits les plus couvertes, il est toujours possible de trouver le bon coin de ciel. Il suffit de savoir où chercher.

La pollution lumineuse

Si les nuages sont l’ennemi numéro un du chasseur d’aurores, la pollution lumineuse vient juste après.

L’aurore n’est pas toujours intense et spectaculaire : elle peut être subtile, délicate, et nécessite que nos yeux soient pleinement habitués à l’obscurité. Lampadaires, maisons, villes : toute source de lumière peut nuire à l’observation — surtout si vous voulez la photographier.

Trouver un endroit vraiment sombre peut vite devenir frustrant si vous ne connaissez pas la région.

Un lieu adapté

Ça peut sembler évident : dans une région aussi reculée et sauvage, trouver un endroit sans lumière et avec un ciel dégagé ne devrait pas être si compliqué, non ?

Et pourtant…

N’oubliez jamais où vous êtes : dans l’extrême nord, au cœur de l’Arctique. Ici, tout est recouvert de mètres de neige, et les températures descendent souvent en dessous de -20°C en hiver.

Mais rassurez-vous, vous êtes entre de bonnes mains. Où que j’aille, je sais presque toujours où trouver un lieu sûr, confortable et adapté.

Et si ce n’est pas possible ? Aucun souci. Je suis toujours équipé pour installer un petit camp chaleureux, même dans les conditions les plus extrêmes.

À quoi s’attendre (réellement)

Il est presque impossible de décrire une nuit « typique » : chaque sortie est différente, et on ne sait jamais comment la soirée va se dérouler.

Si vous cherchez des certitudes, sachez ceci : chaque nuit est une aventure.

« Jusqu’où allons-nous voyager ? Combien de temps allons-nous attendre avant que l’aurore apparaisse ? Combien de temps dure la sortie ? » : toutes ces questions reviennent souvent, mais aucune réponse n’est possible à l’avance. Chaque nuit raconte sa propre histoire.

N’oubliez pas que nous avons affaire à Mère Nature, et qu’on ne sait jamais ce qu’elle nous réserve.

Parfois, l’aurore apparaît tout de suite ; d’autres fois, elle se fait attendre jusqu’à tard dans la nuit. Elle peut danser pendant des heures ou n’offrir qu’un éclair fugace de quelques secondes.

Parfois, nous sommes chanceux : les aurores remplissent tout le ciel…

Conclusion

Mon conseil ? Profitez pleinement de toute l’expérience, avec toute l’imprévisibilité que cela implique. Et même si cela reste rare, parfois la Dame Verte décide de ne pas se montrer du tout, et je ne peux jamais garantir sa présence.

Ce que je peux garantir, en revanche, ce sont les meilleures conditions possibles pour l’apercevoir dans toute sa splendeur, même lors des nuits les plus complexes.

Il est impossible de prévoir si elle se montrera un soir donné, mais il y a une chose dont je suis fier : quand elle est dans le ciel, nous sommes toujours là, au bon moment, au bon endroit, les yeux tournés vers le haut, pleins d’émerveillement…

Auteurs : Andrea Dal Col, Mirko Maiutto

Dernière mise à jour : 14/08/2025